
Les personnes possédant un chat sont-elles plus cultivées?
Les gens cultivés sont plus enclins à posséder un chat qu’un chien, c’est du moins ce qu’une étude britannique croit pouvoir affirmer.
Les chercheurs expliquent ces disparités par le fait qu’une personne hautement qualifiée passe sans doute plus de temps au travail et a par conséquent moins de temps à consacrer à un chien.
Les chiens et chats sont les deux espèces d’animaux les plus populaires au Royaume-Uni. En 1989, la population féline était estimée à 6.2 millions d’individus contre 6.4 millions pour les chiens. Elle est maintenant estimée à 10.3 millions pour les chats et à 10.5 millions pour les chiens d’après les résultats de l’enquête effectuée par l’Université de Bristol.
L’étude a été réalisée sur la base de trois éléments : une enquête téléphonique réalisée auprès de 3000 foyers en 2007, les chiffres du dernier recensement de 2001 et les dernières statistiques concernant le nombre et la taille des foyers.
Les chats étaient ainsi plus souvent possédés par les foyers possédant un jardin, les foyers comprenant au moins une personne ayant le niveau licence (bac+3), les répondants de sexe féminin et âgés de moins de 65 ans.
Les femmes et les personnes âgées de moins de 55 ans étaient plus nombreuses à déclarer posséder un chien. Notez que l’on trouve également peu fréquemment des chiens dans les foyers comptant un ou plusieurs chats.
Le Dr Jane Murray, spécialisée en épidémiologie féline, explique que l’accroissement de la population féline a simplement suivie l’augmentation de la population humaine du Royaume-Uni.
Revenant sur les conclusions de l’étude, elle dit : « L’étude a permis d’identifier plusieurs facteurs communs entre possesseurs de chiens et de chats comme le fait de posséder une maison avec jardin ou le fait de résider à la campagne. »
Elle explique également que l’étude a également permit de mettre en exergue certaines différences entre ces deux populations (propriétaires de chiens et propriétaires de chats). En particulier, la différence de niveau d’étude.
Le revenu du foyer ne permet pas de donner une explication convaincante, la raison la plus évidente serait que les foyers dont les membres ont le plus important volume horaire de travail hebdomadaire ont moins de temps pour s’occuper d’un chien.
Cette étude permet au passage de combattre une idée largement répandu Outre-Manche, selon, laquelle le nombre de chats était largement plus important que le nombre de chiens alors qu’il s’avère que les deux populations semblent à peu près aussi importantes en nombre d’individus.













